Elevage

Publié le 16 mars 2026

ELVEA 82
Une année encourageante

L’assemblée générale de l’association ELVEA 82 s’est déroulée le 6 mars, à Puycornet, sous la présidence de Gilles Vidal et en présence de nombreux éleveurs. L’occasion de revenir sur les activités et événements de l’année 2025 et d’ouvrir les perspectives pour 2026.

ELVEA 82 compte 135 éleveurs de bovins viande et 17 éleveurs d’ovins. Les premiers ont fait appel à l’association pour des dossiers directive nitrates (132), des dossiers PAC (115), des appuis techniques (52), des dossiers PSE (94), et des dossiers PASS petits investissements (2). Pour les seconds, l’association est intervenue pour des dossiers PAC (17), des dossiers directive nitrates (15) et enfin des dossiers PSE (17). Il a été rappelé que la cotisation à ELVEA 82 comprend l’accès à un appui pour la PAC, la directives nitrates, les PSE et les cotations (Baraqueville, Mauriac, Rabastens). Sont également proposés, en prestation de services, le bilan de reproduction, le bilan économique et le montage des dossiers de demandes de subventions.

« Le bon d’enlèvement est obligatoire ! », a insisté une nouvelle fois le président en préambule de la partie dédiée au bilan des données. De même, il a souligné que « la remontée des informations commerciales reste nécessaire pour le respect des statuts. », alors qu’en 2025, 9 748 animaux vendus sont passés par ELVEA 82 mais seulement 1 990 vendus avec des données commerciales. Quant à l’évolution des cours, elle faisait dire à Gilles Vidal : « On a passé une bonne année ! L’augmentation des cours a sauvé les filières élevage en France, il faut que ça continue à ce niveau-là, ça donne des raisons d’espérer, de faire les investissements nécessaires, de vivre dignement, d’installer. On est heureux d’avoir des bêtes, ça donne envie de travailler. » Régis Buzenac s’est chargé de faire un retour sur le concours 2025 de vaches grasses de Bexianis, en deux chiffres clefs : 8,32 euros pour la moyenne de prix/kg vif hors championnes et 8,86 euros pour la moyenne de prix/kg vif toutes ventes. Et d’encourager les éleveurs à préparer d’ores et déjà leur participation pour l’édition 2026 : « Le but est de faire un peu plus qu’à la maison. »

Pour le président de la Chambre d’agriculture, Jean-Philippe Viguié s’est exprimé à son tour sur la conjoncture : « Je considère vraiment qu’il y a de l’avenir en élevage ; que les cours se tiennent ; que la PAC nous soutienne. Et il ne faut pas hésiter à investir dans la technique. »

Reste la question des risques sanitaires et de leurs impacts économiques, dont celui de la DNC sur lequel les participants ont longuement, et parfois passionnément, débattu, à la suite de l’intervention d’un vétérinaire invité à faire un point à l’issue de l’assemblée générale. Autre thème abordé : l’agrivoltaïsme, avec l’intervention d’un opérateur partenaire d’ELVEA 82.

Dominique Forneris

Publié le 2 mars 2026

ASSOCIATION PRIM’HOLSTEIN 82 ET CONTRÔLE LAITIER
Un département axé sur la morphologie, sans négliger le lait

Vendredi 20 février, les éleveurs de Prim’Holstein étaient réunis à Vaïssac à l’invitation du nouveau président de l’association, Pierre Beaufils. La matinée était consacrée à la tenue de l’assemblée générale statutaire, suivie d’une partie informative à destination des éleveurs.

MHE, FCO, DNC. En revenant sur l’année 2025, Pierre Beaufils ne pouvait pas ne pas citer les maladies qui ont affecté les élevages français. Pour l’association, l’activité concours s’en est trouvée réduite, seules les participations à Aquitanima et Bexianis ayant pu être maintenues. Le président est également revenu sur la situation économique des exploitations laitières qui ont bénéficié d’une conjoncture prix du lait stabilisée, facteur de visibilité. Toutefois, il faisait part de signaux d’inquiétude pour 2026.

Dans le cadre de la traditionnelle journée du contrôle laitier, et faute de pouvoir se rendre dans un élevage comme de coutume en raison du contexte sanitaire lié à la DNC, les participants ont pu bénéficier d’une intervention technique approfondie en salle. Donnée par la société Lallemand, spécialisée en micro-organismes, elle a porté sur les valorisateurs d’ensilage, suscitant de nombreuses interactions avec les éleveurs attentifs.

A la suite, Manon Tack, technicienne à Prim’Holstein France, a présenté le bilan de l’année et détaillé les résultats des élevages du département. Elle a mis en avant les points forts : « Le Tarn-et-Garonne est axé sur la morphologie, tout en étant capable aussi de faire du lait, malgré les conditions climatiques. Vous avez des animaux très bien construits, proportionnés. C’est aussi un département qui arrive à bien faire vieillir les vaches.»

La conclusion de la matinée de travaux est revenue à Axelle Boon- Portal, élue à la Chambre d’agriculture et productrice de lait, qui s’est réjouie du partage et de l’échange suscités par les différents intervenants. Et a appelé les éleveurs à faire remonter leurs besoins : « Le projet de la Chambre est de répondre aux besoins de tous pour avancer. »

Dominique Forneris

Publié le 20 janvier 2026

CHANGEMENT CLIMATIQUE
Les prairies à flore variée résistent !

Dans un contexte de changement climatique et de recherche de pratiques agricoles durables, les éleveurs s’intéressent de plus en plus à l’intégration de prairies à flore variée (ou PFV) dans leur système fourrager.

Les prairies à flore variée, qu’est-ce que c’est ?

Ce sont des mélanges semés de plusieurs espèces et variétés (plus de 6 au total) comprenant des graminées, des légumineuses et parfois des diverses (chicorée, plantain) avec une pérennité de plus de 3 ans.

L’intérêt de ses prairies ?

Le nombre d’espèces au sein de ces mélanges est la clé de leur résilience. Face aux aléas climatiques, une des espèces parviendra toujours à assurer la continuité de la production.

De plus, la complémentarité de ces espèces permet de maintenir une valeur alimentaire et un rendement constant au fil des saisons et sur la durée de vie de la prairie. On observe ainsi une dynamique naturelle : les espèces à croissance rapide, comme le RGH, laissent progressivement place aux espèces pérennes. De même, la composition floristique dominante varie au fil des saisons, reflétant l'adaptation de la prairie aux conditions du milieu.

Ces mélanges sont aussi économiquement rentables en termes de rendement et de valeur alimentaire malgré le coût des semences plus élevé que pour les mélanges classiques.

Les précautions pour que cela fonctionne

La première est de sélectionner des espèces qui sont à la fois adaptées au contexte pédoclimatique de la parcelle et aux modes de récolte prévus. En effet, la composition va différer fortement entre un mélange de pâture précoce et un mélange de fauche tardive, ou entre un milieu humide acide et un milieu sec et basique.

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