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Publié le 16 mars 2026FILIÈRES BIO EN TARN-ET-GARONNE
Produire et structurer pour retrouver des perspectives
La Chambre d’agriculture organisait, jeudi 12 février, une rencontre à destination des acteurs professionnels de l’agriculture biologique. Jean-Baptiste Gibert, l’élu référent AB, en précisait l’intention : échanger sur l’actualité réglementaire et les données des marchés pour mieux se projeter sur des enjeux d’avenir pour le département. A cet effet, le programme de la matinée prévoyait une première partie d’interventions offrant aux participants l’opportunité de partager un socle commun d’informations pour leur permettre, dans un second temps, de dégager par l’échange des pistes de travail pertinentes.
Le temps informatif a commencé par un rappel des actions en lien avec l’AB menées par la Chambre d’agriculture, par la voix de la conseillère dédiée, Anne-Charlotte Penas.
La Chambre d’agriculture 82 et le bio
Cette dernière a successivement abordé les rencontres techniques bio qui ont porté sur la diversification en arboriculture avec les nouvelles variétés de pommes bio ainsi qu’en kiwi bio ou encore la journée fruits à pépins. En grandes cultures, il s’est agi de réunions filières et marchés, mais également de focus sur le pois chiche bio ainsi que sur les contraintes techniques spécifiques au soja bio. Pour les légumes/maraîchage, la visite d’une entreprise produisant des plants à repiquer a été proposée, de même que des temps dédiés aux couverts végétaux et à la gestion de l’irrigation.
Par ailleurs, la Chambre d’agriculture est partenaire de la Semaine de la Bio, événement de la Région Occitanie. A cette occasion, quatre fermes bio du département ont ouvert leurs portes au public. La Chambre d’agriculture assure l’animation du Point Info Bio, première porte d’entrée des porteurs de projet. Il en va de même pour le Conseil Comité technique bio Occitanie en arboriculture et grandes cultures. L’organisme départemental réalise aussi un des bulletins techniques bio par filière accessible à tous sur simple inscription. Enfin, Anne-Charlotte Penas a fait observer que les produits AB représentent 25% de l’activité de la plateforme Le 82 dans son assiette développée à l’initiative de la Chambre pour approvisionner la restauration collective.
Actualités réglementaires en AB : en revenir à l’agronomie
Son collègue conseiller en arboriculture, Jean-François Larrieu, a pris la suite en abordant les évolutions de la réglementation européenne de l’AB. L’occasion de pointer un dévoiement progressif de l’intention initiale du cahier des charges français qui visait à replacer l’agronomie au coeur du métier d’agriculteur. A travers des exemples, il a montré comment « l’évolution plus dans le réglementaire a pris le dessus sur le fond », pour aboutir à « un effet cumulatif sur le terrain ». Avec pour conséquences un risque de pertes de rendement et une vulnérabilité accrue face aux aléas climatiques.
Dominique Forneris
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Publié le 16 mars 2026ELVEA 82
Une année encourageante
L’assemblée générale de l’association ELVEA 82 s’est déroulée le 6 mars, à Puycornet, sous la présidence de Gilles Vidal et en présence de nombreux éleveurs. L’occasion de revenir sur les activités et événements de l’année 2025 et d’ouvrir les perspectives pour 2026.
ELVEA 82 compte 135 éleveurs de bovins viande et 17 éleveurs d’ovins. Les premiers ont fait appel à l’association pour des dossiers directive nitrates (132), des dossiers PAC (115), des appuis techniques (52), des dossiers PSE (94), et des dossiers PASS petits investissements (2). Pour les seconds, l’association est intervenue pour des dossiers PAC (17), des dossiers directive nitrates (15) et enfin des dossiers PSE (17). Il a été rappelé que la cotisation à ELVEA 82 comprend l’accès à un appui pour la PAC, la directives nitrates, les PSE et les cotations (Baraqueville, Mauriac, Rabastens). Sont également proposés, en prestation de services, le bilan de reproduction, le bilan économique et le montage des dossiers de demandes de subventions.
« Le bon d’enlèvement est obligatoire ! », a insisté une nouvelle fois le président en préambule de la partie dédiée au bilan des données. De même, il a souligné que « la remontée des informations commerciales reste nécessaire pour le respect des statuts. », alors qu’en 2025, 9 748 animaux vendus sont passés par ELVEA 82 mais seulement 1 990 vendus avec des données commerciales. Quant à l’évolution des cours, elle faisait dire à Gilles Vidal : « On a passé une bonne année ! L’augmentation des cours a sauvé les filières élevage en France, il faut que ça continue à ce niveau-là, ça donne des raisons d’espérer, de faire les investissements nécessaires, de vivre dignement, d’installer. On est heureux d’avoir des bêtes, ça donne envie de travailler. » Régis Buzenac s’est chargé de faire un retour sur le concours 2025 de vaches grasses de Bexianis, en deux chiffres clefs : 8,32 euros pour la moyenne de prix/kg vif hors championnes et 8,86 euros pour la moyenne de prix/kg vif toutes ventes. Et d’encourager les éleveurs à préparer d’ores et déjà leur participation pour l’édition 2026 : « Le but est de faire un peu plus qu’à la maison. »
Pour le président de la Chambre d’agriculture, Jean-Philippe Viguié s’est exprimé à son tour sur la conjoncture : « Je considère vraiment qu’il y a de l’avenir en élevage ; que les cours se tiennent ; que la PAC nous soutienne. Et il ne faut pas hésiter à investir dans la technique. »
Reste la question des risques sanitaires et de leurs impacts économiques, dont celui de la DNC sur lequel les participants ont longuement, et parfois passionnément, débattu, à la suite de l’intervention d’un vétérinaire invité à faire un point à l’issue de l’assemblée générale. Autre thème abordé : l’agrivoltaïsme, avec l’intervention d’un opérateur partenaire d’ELVEA 82.
Dominique Forneris

Publié le 2 mars 2026TEMPÊTES
Premiers constats des dégâts sur les exploitations
Nils, Pedro. Les deux tempêtes n’ont pas épargné notre département ces dernières semaines. Vincent Roberti, préfet de Tarn-et-Garonne, se rendait avec la profession agricole sur plusieurs exploitations jeudi 19 février dernier, en présence d’Edwige Darracq, secrétaire générale de la préfecture, François Duquesne, directeur de la DDT, Catherine Gajot, cheffe du service économie agricole à la DDT.
Le premier point de rendez-vous de la tournée pour constater les dégâts sur plusieurs productions et secteurs du département était donné à Montauban, à la limite de Loubéjac, sur des parcelles de pommiers. L’arboricul-teur a vu l’Aveyron inonder l’ensemble de son parcellaire, 42 hectares au total, dont 10 de kiwis. Selon les zones de son exploitation, l’eau est montée jusqu’à un mètre. Un important travail de nettoyage attend l’agriculteur, qu’il estime à 4 ou 5 jours pour sortir les branches de taille.
L’arrêt suivant était donné dans la plaine du Saula : un autre arboriculteur, producteur de pommes et kiwis lui aussi, déplorait « 60 hectares recouverts d’eau, avec des impacts plus ou moins importants » selon ses sites de production. Le plus touché étant à Lafrançaise, « la crue de l’Aveyron est remontée par les fossés », et le Tarn l’a également impacté. Le cumul des deux a charrié bon nombre de déchets et couché des rangs de pommiers à la décrue. « Le phénomène qu’on craint le plus, l’asphyxie racinaire, ne pourrait se voir que dans 2 ou 3 ans », déplore l’agriculteur. Il évoquait aussi le risque de bactériose sur les kiwis en raison de l’humidité. Aujourd’hui encore, certains de ses vergers ont « toujours les pieds dans l’eau ».
Le groupe se rendait ensuite en Lomagne, où la vallée de la Gimone s’est métamorphosée en une morne étendue d’eau, noyant les cultures de céréales et d’ail, dominantes dans cette partie du département. « Il pleut depuis le 9 février, ça fait une dizaine de jours sous l’eau. On verra quand l’eau se sera retirée mais il y aura, c’est sûr, un impact sur le rendement. » indiquait l’agriculteur d’Auterive, touché sur 30 ha ensemencés en blé. Il était complété par les observations de ses voisins, venus eux aussi témoigner auprès des représentants de l’Etat de la durée de la crue et de ses conséquences concrètes sur les exploitations.
Rapidement, la problématique de l’entretien et du curage des fossés et cours d’eau s’invitait dans la discussion, portée par les responsables professionnels. Des échanges sur les modalités et possibilités de travaux, qui n’étaient pas sans rappeler ceux de mai dernier, lorsque les orages s’étaient abattus sur le département, faisait-on observer, aussi bien du côté des agriculteurs que de l’administration, le préfet rappelant : « Je l’ai écrit noir sur blanc le 21 mai l’an dernier. » Les exploitants agricoles, eux, demandaient « quelque chose de simple, du concret pour avancer » et « un numéro de téléphone avec de l’humain derrière, en cas de doute ».
Raphaëlle Lenoble & Dominique Forneris

Publié le 13 février 2026ROBOTIQUE AGRICOLE
Les dernières innovations en démonstration à Toulouse
Telles des mannequins sur un podium, les stars de la journée du 5 février traversaient une à une le hangar qui accueillait l’ouverture de l’étape toulousaine du « GOFAR Tour 2026 », tournée mondiale de la robotique agricole, nouveau format du FIRA. Sous les yeux des participants, agriculteurs, constructeurs, concessionnaires, médias… les dernières innovations en robotique agricole défilaient, avant de reprendre place sur le terrain, prêtes à démontrer leurs talents en plein champ.
Quels que soient leurs fonctions, dimensions, prix ou productions concernées, les robots dévoilés lors de la 10ème édition de ce salon se rejoignaient sur plusieurs points. L’innovation, ce sont en effet les technologies les plus à la pointe qui étaient à découvrir sur le site de l’Agrobiopole. Mais aussi leurs raisons d’être : l’automatisation des tâches, la réponse à un manque de main d’oeuvre, la diminution de la pénibilité du travail ou encore la recherche de précision technique. Des solutions robotisées, autrement dit des usages existants améliorés, et des solutions autonomes, étaient à l’honneur.
Les participants pouvaient choisir un des trois parcours commentés : arboriculture, viticulture ou grandes cultures. Ou déambuler librement à la découverte des démonstrations.
New Holland dévoile le R4 hybrid power
Son utilisation est pour l’instant dans les mains de beta-testeurs, il faudra patienter jusqu’en 2027 pour sa commercialisation. Le « R4 hybrid power », tout nouveau porte-outil autonome de New Holland était dévoilé et décrypté. Son objectif ? Automatiser les tâches simples et répétitives telles que la tonte, le travail du sol et la pulvérisation. L’autonomie du robot est assurée par l’intégration d’un GPS, d’un LIDAR et de caméras. Jusqu’à 8 heures d’utilisation grâce à son système hybride, un fonctionnement bi-directionnel, des chenilles montées en flottant pour s’adapter aux différents terrains et minimiser l’impact sur le sol et enfin la possibilité de réutiliser les outils de l’exploitation en y ajoutant des capteurs, pour « les rendre plus intelligents ».
Le constructeur Lot-et-Garonnais Léger présente le Cut 360
Moteur diesel, 4 roues motrices directrices, 56 chevaux et un réservoir GNR de 100 litres : c’est la nouvelle version du « Cut 360 » du constructeur Lot-et-Garonnais Léger. Ce robot autonome, avec LIDAR de chaque côté et à l’avant, est destiné à l’entretien des vergers. Désherbage mécanique, pouvant être équipé d’une tête de coupe pour les drageons ou encore d’une cuve de 600 litres pour la pulvérisation. Un trajet, ou scénario, doit être paramétré au départ : distances, actions à réaliser, demi-tours, installation de cibles réfléchissantes en bout de rangées.
On pouvait aussi observer le pulvérisateur semi-autonome « mini-GUSS » de John Deere, au design futuriste. Sur la zone de démonstration en viticulture, on apercevait entre autres le robot enjambeur autonome « TED » de l’entreprise française NAïO, qui réalisait des allers-retours entre les vignes. Celui-ci a été pensé pour l’entretien de l’inter-rang, le désherbage sous le rang et la gestion du feuillage. Quant à la zone dédiée aux grandes cultures, on y retrouvait davantage de robots proches du tracteur comme le T25 d’AGXEED.
Des conférences en salle abordaient aussi les questions réglementaires, et financières. Et des témoignages d’utilisateurs venaient compléter les démonstrations de matériel.
Raphaëlle Lenoble

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