Productions végétales
Publié le 18 mai 2026AOP CHASSELAS DE MOISSAC
La dernière assemblée du président Claude Gauthier et des projets structurants
L’assemblée générale du Syndicat de Défense AOP Chasselas de Moissac s’est tenue le 24 avril, au Moulin de Moissac, sous la présidence, pour la dernière fois, de Claude Gauthier. Après 14 années à la tête des chasselatiers, celui qui a « le Chasselas chevillé au corps » a décidé de se retirer. Quant à son futur successeur, tout au long de la réunion son nom a relevé du « secret de Polichinelle », Julien Custody est en effet (plus que) pressenti. Cette matinée de travaux, riche en informations, a été l’occasion de revenir sur les faits marquants de l’année 2025, où des jalons structurants pour le futur ont été posés. Mais aussi sur les actions techniques et de communication au service des producteurs et du produit que le Syndicat a portées durant l’année écoulée.
La récolte 2025, précoce et de qualité, a connu un démarrage commercial timide. Face à un écoulement très lent et des frigos qui se remplissent, les responsables du Syndicat ont pris sans tarder l’initiative de se tourner vers l’Etat.
Préparer la campagne de commercialisation en amont
S’en est suivie une réunion fin septembre, en présence des représentants des grandes enseignes de distribution, appelées à mettre le Chasselas en avant : « Une réussite, les ventes reprennent, les frigos se vident… » a évalué Claude Gauthier, avec un bémol cependant : « Les prix certes ne sont pas au rendez-vous. » Catherine Gajot, cheffe du service économie agricole de la DDT, retient de cette rencontre « la nécessité de préparer la campagne en amont et de bien communiquer ». L’initiative devrait d’ailleurs être réitérée cette année. De même, le préfet se propose de solliciter une nouvelle mission des médiateurs des relations commerciales qui étaient déjà intervenus auprès de la filière en 2019 pour en diagnostiquer les difficultés d’ordre structurel.
Producteurs et metteurs en marché réunis au sein de l’AIRSO
Les préconisations issues du rapport des médiateurs, comme le rapprochement engagé par le Syndicat avec les metteurs en marché, ont trouvé un aboutissement fin juillet 2025 avec la création de l’AIRSO, l’Association Interprofessionnelle des Raisins du Sud-Ouest. Le contexte et les objectifs de cette structuration ont été développés par les co-présidents, Julien Custody (collège des producteurs) et Florent Darios (collège des commerçants). La démarche part du double constat que « le Chasse-las perd pied » et que l’on assiste à « une explosion du sans pépin », alors que le Chasselas représente 60% des surfaces de raisin de table contre 20% pour le sans pépins (20% pour les autres variétés avec pépins).
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Dominique Forneris
Publié le 16 mars 2026CONDUITE DU POMMIER
Une question d'équilibre
La recherche de l’équilibre de l’arbre a guidé l’évolution de la taille et de la conduite depuis les années 1980. Parfois, les contraintes liées à la structure du verger (hauteur des filets…), à la mécanisation (passage de la passerelle, de l’effeuilleuse…), ou à la gestion de la main d’oeuvre (simplification des consignes …) prennent le dessus et nous font un peu oublier la physiologie de l’arbre. Retour sur 30 ou 40 ans d’évolution de la conduite du pommier, en lien avec l’évolution de nos connaissances sur la physiologie.
Des années 1980 aux années 2000, les travaux de Jean-Marie Lespinasse (INRA Bordeaux) sur la fructification du pommier ont amené de profonds changements dans la conduite des vergers. Avec un maitre mot : l’équilibre de l’arbre.
La taille de renouvellement puis la taille longue sur brindille couronnée, toutes deux basées sur le respect de la physiologie de l’arbre, ont renvoyé aux oubliettes les anciennes tailles courtes de fructification. Et l’axe vertical s’est imposé par sa simplicité et son respect du port naturel de l’arbre.
Dès les années 75-80, les premiers travaux de Jean-Marie Lespinasse (1940-2025) sur la fructification du pommier montrent comment les tailles de formation au sécateur, souvent suivies de tailles courtes de fructification, contraignent les arbres. Et comment elles favorisent des déséquilibres flagrants entre une zone de l’arbre qui pousse (souvent sur le haut de l’arbre) et une zone qui produit et qui vieillit. Ces déséquilibres ont pour conséquence des temps de taille importants, une qualité de fruit décevante et une productivité qui n’est pas optimale.
Certaines variétés cherchent à renouveler leur branche
L’observation de l’évolution naturelle d’une branche fruitière de Golden, variété largement dominante à l’époque, va l’amener à proposer un type de taille beaucoup plus proche du fonctionnement de l’arbre, la taille de renouvellement. Et un type de forme également beaucoup plus proche du port naturel de l’arbre, l’axe vertical.
Sans intervention au sécateur, une branche s’allonge et se met rapidement à fruit. Sous le poids des pommes, elle commence à s’arquer puis ploie de plus en plus au fil des ans avec la multiplication des points de fructification. Avec le vieillissement de la branche, le calibre et la qualité des fruits vont se dégrader alors qu’en parallèle se développe un rameau sur l’arcure qui va renouveler la branche et porter de plus beaux fruits.
La taille dite de « renouvellement » a pour objectif de favoriser le renouvellement naturel de la branche pour produire sur du bois jeune et éviter son vieillissement et son trop fort affaissement synonyme de petit calibre. La première année voire la deuxième, le rameau est laissé entier pour favoriser sa mise à fruit. Il est ensuite progressivement raccourci pour limiter son affaissement puis renouvelé sur un jeune rameau gardé sur l’arcure. Les branches sont ainsi renouvelées régulièrement, tous les 3 ou 4 ans. Ce type de taille a permis de libérer les arbres du carcan dans lequel les enfermaient les tailles courtes et d’améliorer l’équilibre mise à fruit-vigueur. Il a également permis de limiter fortement le nombre de coups de sécateur (le temps de taille…) par arbre. Il a toutefois l’inconvénient de favoriser la production de fruits sur bois de 1 an (le renouvellement implique la présence de rameaux de 1 an) et l’alternance.
Jean-Louis Sagnes, Chambre d’agriculture 82
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Publié le 2 mars 2026ARBORICULTURE
Taille mécanique ou taille manuelle simplifiée ?
Face aux difficultés pour trouver et fidéliser la main d’oeuvre, certains producteurs du département s’orientent vers la mécanisation, d’autres travaillent sur la simplification et la clarification des consignes et restent sur de la taille manuelle. Deux approches différentes pour un même objectif. La journée taille du 30 janvier organisée par la chambre d’agriculture et CAP EXPE a permis à une cinquantaine de producteurs et techniciens de faire le point sur ces 2 stratégies.
La taille, ou plus exactement la conduite du pommier a beaucoup évolué sur ces 40 dernières années, en lien étroit avec l’évolution des connaissances et des types de vergers.
Des années 1980 aux années 2000, les travaux de Jean-Marie Lespinasse (INRA Bordeaux) sur la fructification du pommier amènent de profonds changements dans la conduite des vergers. Avec un maitre mot : l’équilibre de l’arbre. La taille de renouvellement puis la taille longue sur brindille couronnée, toutes deux basées sur le respect de la physiologie de l’arbre, renvoient aux oubliettes les anciennes tailles courtes de fructification. Et l’axe vertical s’impose par sa simplicité et son respect du port naturel de l’arbre.
Jean-Louis Sagnes, Chambre d’agriculture 82
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AOP CHASSELAS DE MOISSAC