A la Une
Publié le 20 janvier 2026EDITO
Cette crise agricole d’une ampleur inégalée qui embrase non seulement la France, mais de nombreux pays en Europe, est le révélateur de l’incapacité de la politique agricole commune à protéger et à développer notre agriculture. Cette politique qui depuis plus de 30 ans fragilise toujours plus une Europe agricole prise en tenaille entre des accords de libres échanges et des contraintes environnementales et sanitaires toujours plus contraignantes, particulièrement en France où une administration doctrinaire les renforce. Malheureusement l’anarchie syndicale qui s’est installée avec le concours des médias et des réseaux sociaux empêche d’avoir une vue claire dans la confusion organisée des revendications. Un Etat déliquescent incapable de défendre une politique agricole d’avenir ne permet pas pour l’instant à l’engagement déterminé et massif de la plupart des FDSEA d’aboutir. Il s’agit de changer radicalement cette PAC dépassée, dominée par l’Allemagne avec la collaboration de la France, de cesser les importations d’Ukraine destructrices dans de nombreux secteurs, de cesser les traités de libres échanges dans l’intérêt de l’industrie allemande, de protéger intelligemment nos frontières comme le font tous les pays, de retrouver la liberté d’entreprendre progressivement confisquée au nom d’une vue bureaucratique de l’environnement, d’encadrer la domination commerciale des intermédiaires et revendeurs, bref loin des idéologies de retrouver un réalisme pratique nécessaire à l’avenir de notre agriculture.
PV
Publié le 20 janvier 2026LA MSA MPN VOUS INFORME
Le site de la MSA Midi-Pyrénées Nord saccagé : fermeture des accueils dans le Tarn-et-Garonne
Les sites de la MSA Midi-Pyrénées Nord de Montauban et de Castelsarrasin ont été la cible d’actes de vandalisme d’une gravité exceptionnelle.
À la suite de ces agissements inacceptables, les locaux de Montauban sont aujourd’hui totalement impraticables : intrusion, dégradations massives des locaux, matériel saccagé et déversement de lisier.
Afin de garantir la sécurité de ses salariés et de ses assurés, et compte tenu du climat actuel, la MSA Midi-Pyrénées Nord est contrainte de fermer l’ensemble de ses lieux d’accueil dans le département du Tarn-et-Garonne (Montauban, Castelsarrasin et Caussade), pour une durée indéterminée.
Les équipes de la MSA restent pleinement mobilisées pour assurer la continuité du service et l’accompagnement des assurés à distance, par téléphone, par courriel et via l’espace en ligne.
La MSA Midi-Pyrénées Nord condamne avec la plus grande fermeté ces violences, qui portent atteinte à sa mission de service public au service des agriculteurs, des salariés et des territoires. Une plainte contre X a été déposée.
Pour contacter ou prendre rendez-vous avec la MSA Midi-Pyrénées Nord
• Téléphone : 05 63 48 40 00
• Messagerie sur notre site mpn.msa.fr, en se connectant à l’espace privé, choisir la rubrique « Contact et échanges », puis « Mes messages » pour un accès à la messagerie sécurisée.
• Application mobile : ma MSA & moi
Publié le 22 décembre 2025DU LOCAL POUR LES FÊTES !
A la chèvrerie de Saint-Jean, des nouveautés pour les fêtes
Andréa Zavagno s’apprête à rentrer dans « les derniers dix jours avant Noël » où les commandes et les ventes s’intensifient. Elle s’y est préparée : « Je sors des « spécial fêtes » ou des nouveautés. » Elle cite les cabri’cubes, les sapins à l’ail des ours, le crottin aux noix avec un coeur de miel, l’igloo avec un coeur de confiture de cerise noire, ainsi que les tommes aromatisées noix, cumin et ail des ours. « Les clients aiment les nouveautés, les formes sympas, les tomes aromatisées. » constate-t-elle.
La presque trentenaire n’est pas une débutante. Elle a créé la Chèvrerie de Saint-Jean, à Lafrançaise, en janvier 2021 sur la ferme « coup de coeur » achetée avec son mari, à Lafrançaise. Elle réalise ainsi son souhait de devenir éleveuse, un métier qu’elle s’est donnée les moyens d’exercer grâce à un BTS productions animales assorti d’une spécialité en chèvre, en apprentissage : « Ce que je fais, c’est exactement ce que j’ai fait chez mon ancien patron. » Elle le fait seule, son mari ayant une activité salariée à l’extérieur. Et a apporté une adaptation à sa vie de mère de deux jeunes enfants en adoptant la monotraite du matin.
Elever, transformer et vendre
Sur 19 ha de prairies et parcours, elle possède aujourd’hui un troupeau de 75 chèvres mères (elle a débuté avec 30), de race Alpine majoritairement auquel elle a intégré depuis 2023 des chèvres de Lorraine, une race menacée d’extinction. Le troupeau est réparti en deux lots de mise bas en saisonné. La production, de l’ordre de 40 000 litres annuels, est intégralement destinée à la transformation fromagère : lactiques, tommes, yaourts et desserts, lait pasteurisé… « tout est fait ici ». Ses produits sont exclusivement commercialisés en circuits courts : à la ferme deux soir par semaine et sur trois marchés de proximité. Lorsqu’elle nous reçoit, elle rentre de celui de Castelsarrasin.
Drive Fermier 82 et Bienvenue à la Ferme
Depuis un an, elle vend aussi par le Drive Fermier 82. Dans le même temps, la Chèvrerie de Saint-Jean a rejoint le réseau des Chambres d’agriculture « Bien-venue à la ferme ». Andréa y voit un moyen de développer ses ventes, en lui permettant de faire de clients occasionnels des clients fidèles, et de bénéficier des retombées de visites et événements tels que Fermes en Fêtes et Bienvenue à la Campagne, « d’être vu ».
Capr’Ivov
Bien qu’occupée tous les jours et toute l’année par la traite et la fromagerie, elle parvient à s’organiser pour préparer et participer à des concours. Près de chez elle, à Rocamadour pour le Fromagora 2022 où elle a obtenu une médaille d’or sur la tomme. Ou plus loin dernièrement, à Niort au salon international caprin Capr’Inov dont elle revient avec tout de même quatre médailles : l’or pour la faisselle, l’argent pour la buche cendrée et le bronze pour le cabécou et le palet frais.
Dominique Forneris


Publié le 9 décembre 2025EDITO
Pour la première fois depuis cinquante ans la balance commerciale agricole va basculer dans le rouge ; certains mettront cela sur le compte de l’augmentation du prix du cacao et du café se refusant à y voir les conséquences d’une politique agricole européenne mais surtout française désastreuse. Il s’agit d’une autodestruction organisée au même titre que celle qui a frappé le nucléaire et l’industrie française, alliance contre-nature du libéralisme économique le plus destructeur et de contraintes règlementaires absurdes au nom d’une défense de l’environnement aux conséquences catastrophiques pour celui-ci. En effet ce qui fait la beauté de ce pays c’est le travail varié partout présent des agriculteurs. La disparition accélérée d’un grand nombre de ceux-ci va faire le bonheur des ronciers et autres plantes invasives modifiant durablement le paysage et fragilisant l’indispensable indépendance alimentaire d’un pays qui se respecte. Redresser l’agriculture de ce pays est possible avec la mise en place d’une réelle politique : protéger les frontières, s’attaquer à l’absurdité règlementaire, encadrer l’impôt sur le foncier non bâti, réduire les frais de succession, mettre un terme à l’ultra domination de la grande distribution, s’attaquer aux charges de matériel qui ont explosé, en bref remettre la liberté d’entreprendre dans un encadrement protecteur : c’est possible, il faut le vouloir. C’est l’intérêt des agriculteurs, c’est surtout l’intérêt des français, c’est l’avenir de notre beau pays.
PV
Page 4 sur 22


EDITO