Elevage

Publié le 23 août 2024

La salle de découpe de Bexianis revient aux éleveurs du Tarn et Garonne

Au terme d’une procédure qui aura duré quasiment un an les trois structures représentant l’intérêt des éleveurs du département, la CIAM, ELVEA et l’ALMA ont le plaisir de vous annoncer que leur proposition de reprise de la salle de découpe de Bexianis a été acceptée par le Tribunal de Commerce de Montauban. Au cours de cette année les associations ont pu bénéficier du soutien du Cabinet TP Avocats afin d’avancer dans des procédures complexes en cherchant toujours à défendre l’intérêt du monde de l’élevage à l’origine de ce projet.

Nous ne reviendrons pas sur les conditions difficiles de démarrage de ce projet qui avaient conduit à sa mise en liquidation prématurée au bout de 8 mois seulement d’exercice. Il était toutefois très important pour nous de défendre la pertinence de l’idée initiale. Une salle de découpe pour que les éleveurs puissent ramener valeur ajoutée et rémunération sur leur ferme mais aussi collectivement construire des filières d’approvisionnement local et de qualité. Dans un département où l’élevage est menacé il est important de savoir unir ses forces et non pas de travailler les uns contre les autres. Dans ses exigences concernant la reprise le Tribunal de Commerce a particulièrement insisté sur la nécessité d’une gestion professionnelle pour garantir le maintien de l’outil. En accord avec ces demandes si les associations vont bien récupérer la salle de découpe ce ne sera pas pour l’exploiter directement mais pour travailler en partenariat étroit avec les professionnels du département. Ainsi que mentionné dans l’ordonnance du Tribunal de Commerce la salle de découpe sera placée en location gérance aux Etablissements Sazy. Tous les éleveurs qui souhaiteront découper leurs animaux pour pratiquer la vente directe auront la possibilité de le faire dans les meilleures conditions. A nous aujourd’hui collectivement de nous concentrer sur la création de filières rémunératrices pour nos élevages en particulier en ciblant les collectivités locales avec le 82 dans son assiette. Aujourd’hui les éleveurs récupèrent un outil fonctionnel. Tous ensemble, éleveurs, acheteurs et responsables politiques locaux nous devons travailler ensemble pour profiter de cette opportunité unique et en sortir tous gagnants !

Jean-Philippe Viguié, Président de l’ALMA 82 Gilles Vidal,
Président d’ELVEA 82 André Bouby, Président de la CIAM 

 
Publié le 23 août 2024

Sanitaire : La reprise des maladies vectorielles

Après une baisse de la pression vectorielle et une accalmie hivernale et printanière, nous observons depuis plusieurs semaines une reprise de la circulation de FCO et MHE sur le territoire français. Concernant la MHE, il n’y a pas de nouveaux départements touchés en France et une trentaine de nouveaux cas sont déclarés chaque semaine dans les régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine. Dans le Tarn-et-Garonne, seulement 2 foyers ont été déclarés depuis Mars. Il n’y a eu aucune évolution de la zone régulée depuis mi-décembre 2023. Communiqué Préfecture

Concernant la FCO-8 : une reprise de ce nouveau variant a été observée dans les Pyrénées aussi depuis plusieurs semaines (Pyrénées Orientales, Aude, Ariège, Haute-Garonne) avec des signes cliniques et une mortalité importante plus particulièrement sur les ovins. Dans notre département, aucun foyer n’a été déclaré depuis Mars mais des analyses se sont révélées positives depuis 3-4 semaines (analyses avortement et export). Un nouveau serotype de la FCO vient d’être détecté en France pour la première fois début Aout: ce sérotype 3 dit « exotique », c’est-à-dire non présent sur le territoire français jusqu’à maintenant, a été détecté dans des cheptels proches de la frontière belge. La FCO-3 circule depuis plusieurs mois dans les Pays-Bas, Allemagne, Royaume Uni et Belgique. Ce sérotype 3 rend malade de très nombreux animaux (signes cliniques de FCO-8 ou MHE avec une perte des onglons observée notamment avec la FCO3 sur les ovins) et engendre de la mortalité. Une surmortalité et des baisses de production ont aussi été observées chez les bovins. Une zone régulée en France a été mise en place avec restrictions de mouvements vers le reste du territoire français dans un rayon de 150 km des foyers (désinsectisation et analyse négative).

Pour les mouvements, les conditions restent inchangées: pour la MHE, désinsectisation 14 jours avant analyse négative. Et pour la FCO, soit les bovins sont vaccinés (vaccin FCO-8 et4), soit ils doivent être dépistés avant départ (risque de blocage en cas d’analyse positive). A ce jour, pour notre zone, aucune restriction n’est faite par rapport au serotype 3 de la FCO. Concernant la vaccination, le serotype 8 étant un serotype déjà présent en France, il n’y a aucune prise en charge de l’Etat, contrairement au vaccin FCO-3 pour laquelle les doses sont mises à disposition gratuitement aux éleveurs dans la zone régulée. Le vaccin MHE devrait arriver sur le marché d’ici l’automne 2024. En cas de suspicion, contacter votre vétérinaire afin de soigner le plus tôt possible et faire les prélèvements pour confirmer la maladie. La visite du vétérinaire et analyses (MHE et FCO) sont pris en charge par l’Etat. Le FMSE (Fond national de Mutualisation du risque sanitaire et environnemental) va prendre en charge les foyers MHE sur 2024 (frais vétérinaires et mortalité) et la surmortalité des foyers FCO de 2023. N’hésitez pas à prendre contact auprès de l’ALMA pour plus de renseignements.

ALMA 82

 
Publié le 19 juillet 2024

Bovins lait et parasitisme : la petite bête qui mange la grosse

Entre l’augmentation des températures estivales, la baisse de la digestibilité des fourrages due à l’échaudage notamment sur le maïs ensilage, ainsi que la baisse de leurs valeurs nutritives, les vaches n’ont pas la vie facile pour produire du lait. De plus en plus d’éleveurs font pâturer leurs vaches, recherchant notamment un gain d’autonomie. Cependant, le risque d’infestation parasitaire est augmenté. De nombreux parasites existent et peuvent être très néfastes pour les animaux lorsque le niveau d’infestation est élevé. En effet, un parasite se nourrit strictement au dépend de son hôte, impactant sa santé ainsi que sa productivité. C’est pour cela que les conseillers de la Chambre d’Agriculture du Tarn-et-Garonne ont souhaité étudier la problématique du parasitisme dans les élevages bovins lait. Pour mener cette étude, les questions suivantes ont été posées dans 30 exploitations du département :

Quel est l’impact du parasitisme interne sur la quantité et la qualité du lait dans les élevages bovins laitiers du Tarn-et-Garonne ?

Quels sont les leviers d’actions liés au parasitisme, à connaître pour maintenir une quantité du lait satisfaisante ?
D’après cette étude, seulement un tiers des exploitations enquêtées réalise un suivi parasitaire régulier de leurs animaux, majoritairement des coproscopies. Souhaitant réaliser un diagnostic et aider au mieux les éleveurs du Tarn-et-Garonne, l’ALMA (Association Départementale de Lutte contre les Maladies des Animaux) du département, a mis en place une aide permettant de prendre en charge la totalité du coût des analyses des coproscopies durant l’année 2023.

Les coproscopies consistent à prélever un échantillon d’un mélange de bouses de 3 à 5 animaux, vaches ou génisses. Les primipares et multipares sont séparées, afin de voir s’il y a des différences. Pour avoir une analyse la plus fiable possible, les bouses ont été récoltées directement dans le rectum de la vache, et non sur le sol. Les échantillons ont ensuite été tenus au frais pour éviter de biaiser les résultats, et amenés au laboratoire public de Montauban. L’analyse d’une coproscopie dure environ 2 à 3 jours. Il existe deux types d’analyses pour la détection des parasites. La première, appelée Méthode de Mc Master, recherche des œufs de parasites, comme ceux des coccidies et des paramphistomes par exemple.

La seconde est une détection de larves de parasites, comme celles des strongles pulmonaires, c’est la méthode de Baermann. L’analyse coproscopique permet d’identifier plusieurs parasites. Ces parasites sont principalement présents au pâturage, et dans les bâtiments d’élevage. Parmi les plus communs, nous pouvons retrouver les Strongles, la Grande Douve, le Paramphistome et les Coccidies.

Emilie Guibert Chambre d'agriculture 82

Pour en savoir + abonnez vous !